Le verre politique

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présidentielles 2017

le verre politique

Texte Nelly Seznec - Vidéos Nina Guérineau de Lamérie

Nina, jeune journaliste, parcourt la France, depuis le 13 novembre et jusqu'au 7 mai, pour recueillir les souhaits et les rêves des 18-30 ans à la veille de l'élection présidentielle de mai 2017. Pour ce faire, chaque semaine,...

Les chefs antigaspi

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Les chefs antigaspi

Texte Nelly Seznec - Photos Lionel Léger

Dimanche 16 octobre, sur le parvis de l’hôtel de ville de Paris, se tenait un brunch anti-gaspi à l’initiative de la Mairie. L’occasion pour les Parisiens de se régaler des 1500 repas préparés à partir des invendus de Rungis. Et pour les chefs d’initier le public à une cuisine zéro gâchis...

Auparager

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Auparager

Texte Nelly Seznec - Photos Lionel Léger

Lise, Charles, Maxime et Alexandre, quatre étudiants en hôtellerie-restauration à l’école Ferrandi, cuisinent avec des invendus alimentaires, invitent des personnes démunies à déguster un repas gastronomique, apprennent à des étudiants à tout cuisiner sans rien gâcher. Nous les avons suivis à travers leur croisade culinaire.

Automne 2015. Direction Rungis, le plus grand marché au monde de produits frais est une manne pour ceux qui veulent récupérer, gratuitement, les invendus du jour. Pas la peine d’y être aux aurores, il suffit d’arriver aux alentours de 11 heures, autant dire la fin de journée en langage « rungisien ». Car, plus tôt dans la nuit, les grossistes font du business, ce n’est pas l’heure des bonnes actions.
En revanche, lorsque les jeunes de l’association Auparager déboulent, les marchands leur offrent des caisses de légumes (il suffit qu’un seul légume du lot soit taché), ou une palette entière si un client s’est désisté. Un don exceptionnel de produits frais. Et, côté qualité des produits, Auparager s’y connaît ; côté récup’, ils se donnent à fond. Et ça marche.

DEBUT DE L'HISTOIRE

Juin 2015. Lisbonne. Sur la grande scène du Palais des congrès, sept étudiants de Ferrandi défendent leur projet dans une mise en scène inspirée de l’univers de Star Wars. Des sabres laser maniés par des Stormtroopers essaient de fendre, de part en part, tomates ou concombres. Mais si ces légumes sont conformes aux attentes de nos guerriers...

Brexit ou Berry

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Brexit ou Berry

Texte Sandrine Edery - Photos Lionel Léger

Le 23 juin dernier, 17,4 millions de personnes ont voté pour le Brexit (Britain exit). Difficile à croire lorsque l’on fait la connaissance de la communauté anglaise installée dans le Berry. Le rêve de vivre à la française dans une maison bien à eux est plus fort que les enjeux économiques européens. Storytelling.

Si vous allez de Paris à Montmorillon, vous traverserez certainement le village de Chaillac. C’est une belle balade à travers la campagne berrichonne vallonnée, accueillante et reposante qui ressemble un peu à celle du nord de l’Angleterre. En arrivant dans le village, vous aurez certainement envie de vous arrêter sur la place de l’église, de flâner dans les ruelles aux quelques maisons rénovées. Peut-être irez-vous prendre le frais au lac de la Roche-Gaudon, à la sortie de la ville, ou visiterez-vous le musée de la Minéralogie... sans doute aurez-vous envie d’y passer une nuit, de rencontrer quelques Chaillacois... Mais imaginerez-vous y rester ? Y bâtir une nouvelle vie ? C’est le pari qu’ont relevé Kieron Horton et sa femme Tina. Ils sont Anglais et, en 2013, ont acquis l’ancienne crêperie d’Eugénie, rebaptisée La cave de la Reine, of course !

COME IN, YOU ARE WELCOME

Le style est british mais pas trop, les propriétaires ont su l’adapter à la région. Ici, pas de porcelaine délicate à motifs fleuris. Le bleu pastel de la façade flatte un intérieur lumineux et convivial. Quelques meubles patinés se marient avec raffinement à une déco plus contemporaine. Une véritable invitation à la détente. C’est en 2009, après avoir passé des vacances en France, qu’ils décident...

LES TINY HOUSE

Tiny house Nantes, France, Laetitia Dupré

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LES TINY HOUSE

Effet de mode ou solution à la crise ?

Texte Nelly Seznec - Photos Lionel Léger

Respect de l’environnement, qualité de vie, aspiration philosophique, nécessité économique… Une nouvelle forme d’habitat se développe : la Tiny House ou micro-maison mobile. Serait-ce une solution à la faible densité de population ? Un moyen de devenir propriétaires pour les familles touchées par le chômage ? Une alternative écologique ? Une maison de poupées pour bobos ? Ambitions a mené son enquête.

Jusque-là, on pouvait évaluer son niveau de vie à la marque de sa voiture, à la destination de ses vacances... et bien sûr à la superficie de sa maison. Mais ça c’était avant. Avant que Pôle emploi n’ait fait le plein, avant le surendettement des ménages, avant que le prix de l’immobilier s’envole, avant que les conditions d’acceptation des prêts bancaires deviennent drastiques. Alors, souhaités ou contraints, nos modes de vie évoluent. C’est pourquoi, de plus en plus de personnes souhaitent vivre en autonomie et, dans la foulée, accorder leur vie au rythme de la nature.

MADE IN USA

C’est sans doute ce qui explique le succès français des campingcar (on compte aujourd’hui 400 000 immatriculations sur le sol français) et, plus récemment, l’engouement pour les micro-maisons. Le mouvement des Tiny House vient des Etats-Unis et date du début des années 2000 (suite à la crise des subprimes), talonné par le Québec.

Quinze ans plus tard, la France s’intéresse...

Même

Cosmétiques Même pour malades du cancer

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Meme

Crèmes de femmes

Texte Nelly Seznec - Photos Lionel Léger

Une idée, deux énergies. « Même » est la première marque de produits de beauté développée pour et par les femmes concernées par le cancer. Voilà pour le pitch. Côté réalisation : Judith Levy et Juliette Couturier, deux jeunes femmes bien décidées à apporter du bien-être à celles qui en ont besoin. Mais comment s’y prendre pour entreprendre ?

On pourrait parler de belle histoire si le sujet n’était pas aussi sérieux, mais on ne le fera pas. On pourrait parler de conte de fées tant l’aventure de Judith et Juliette s’est construite au hasard des rencontres, des conseils et de la confiance, mais ça non plus, on ne le fera pas. Ce projet est né d’une envie partagée, de la persévérance, de l’acharnement, de l’altruisme, de leur foi en l’avenir, de leur sourire, de leur sueur. Avec l’énergie de la fée Clochette et le sourire de la Bonne fée.
On va juste parler d’une idée si simple qu’on se demande encore pourquoi personne ne l’a eue avant. Mais, en même temps, on ne va pas jouer les étonnés car, en général, le glam et les paillettes sont ailleurs. En tout cas, pas dans les services d’oncologie (là où l’on soigne les cancers). Et pourtant, il faut une bonne dose de courage pour regarder certaines choses en face, sans atermoiement mais avec bienveillance.

SLOGAN ANTICANCER

« Même » c’est l’idée, le nom de code, puis le nom définitif. Et un slogan : « Même malade, je m’aime, on m’aime. » Il n’existe pas de plus belle déclaration. C’est une promesse de soins cosmétiques adaptés aux femmes en traitement contre le cancer. Lorsque le corps fait mal, qu’il a besoin d’être réconforté mais qu’il ne supporte plus aucun soin, aucun produit, il faut lui prodiguer...

Docteur Sneaker

réparation et custumisation de sneakers

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DOCTEUR SNEAKER

est à pied d’œuvre

Texte Nelly Seznec - Photos Lionel Léger

Inutile de cirer les pompes de Dr Sneaker pour qu’il accepte un entretien, il est au taquet. Ça tombe bien, on adore ce qu’il fait. Alors, merci Doc. Tous ceux, qui se laissent convaincre d’acheter (cher) la basket à la mode, vont aussi lui dire merci !

MAIS C’EST QUOI DR SNEAKER ?

Une clinique de la chaussure de sport située à Toulouse et qui, grâce à son site (www.docteursneaker.fr), réceptionne de tous les coins de France des sneakers en piteux état. Le but de la start-up : donner une nouvelle vie à des chaussures souvent hors de prix et bourrées des souvenirs de son heureux propriétaire. Pompes sentimentales. Alors, pourquoi les jeter quand quelqu’un se propose de les guérir ?

QUI EST CE DOC ?

David Mensah, 24 ans, étudiant en 4e année d’école de commerce a trouvé cette idée pour laquelle tout parent d’ado le vénérera ! Le bac en poche, David (Mensah) quitte sa Côte d’Ivoire natale pour la France. A l’université, il obtient une licence, puis fonce vers une école de commerce, là où il considère que l’éducation est « bien plus interactive ». Le premier trimestre de la 3e année, il le passe en République tchèque. Il n’y trouve pas grand-chose à faire. Et, curieusement, une invitation à une soirée va déclencher...

Emmaüs

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LE LABO DE L'ABBE

De fil en aiguille ils sont arrivés à la friperie solidaire

Texte Sandrine Edery – Photos Lionel Léger

C’est dans un quartier pavillonnaire de Maisons-Alfort que l’atelier Emmaüs la Friperie solidaire est installé. Ici, les vêtements d’occasion sont triés, recyclés ou servent à créer de nouvelles pièces sous la marque du Labo de l’Abbé dans la boutique du même nom, rue Oberkampf, à Paris, ou au Salon Emmaüs de Paris en juin. Une nouvelle vie pour ces textiles comme pour les hommes et les femmes qui travaillent à l’atelier. Alice Launet, la nouvelle directrice des trois boutiques et de l’atelier, raconte.

Ambitions : Emmaüs la Friperie solidaire est tout à fait dans l’air du temps avec cette idée de recyclage et de création. D’où est venue l’idée ?

Alice Launet : L’atelier de couture est spécifique à la Friperie solidaire. Malgré le tri, le recyclage (certains vêtements servent à faire des isolants pour l’habitat) et la revente, il nous reste beaucoup d’habits. Nous nous sommes alors dit que créer un atelier de couture pour les revaloriser permettrait d’optimiser l’écoulement des pièces.

Ambitions : Était-ce une nécessité économique, pour continuer d’employer et de former plus de personnes, ou une envie de mettre en place une antenne créative ?

Alice Launet : Les deux. L’association existe depuis 2002 et n’était pas, au début, un chantier d’insertion. En 2008, on a obtenu l’agrément de l’État pour accueillir les personnes les plus éloignées de l’emploi. En 2012, on a créé un atelier de couture et, en même temps, on a déposé une marque qui s’appelle le Labo de l’Abbé. C’est une des caractéristiques de la Friperie solidaire et c’est unique en France. D’ailleurs, nous aimerions bien développer cette branche au sein de l’atelier de couture.
Nous avons trois activités : la première, c’est la reprise de vêtements (remise en état) qui permettra la mise en vente. La seconde, c’est la customisation (par exemple, un changement de doublure) et la troisième, c’est la création de pièces uniques. Ces deux dernières portent la marque le Labo de l’Abbé.
Ces vêtements sont vendus dans nos trois boutiques : à Alfortville et à Paris-Reuilly-Diderot (friperie classique), ainsi qu’à Paris-Oberkampf où l’on trouve nos créations et de la fripe un peu plus vintage et « parisienne ». Plus ponctuellement, nous organisons des ventes au Point éphémère, une salle de spectacles parisienne.

Ambitions : La clientèle de la Friperie solidaire a-t-elle changé ? ...