recup

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De gauche à droite : Alexis Merluzzi, Jean-Baptiste Assouad, Federico Giacometti et Alexandra Neyroud (co-fondateurs).

Prix Environnement (3 000 euros)

Compost a la maison

Recup s’occupe de tout

 

Texte Nelly Seznec - Photo et vidéo Recup
PUBLIÉ LE 31 MAI 2019

Prêt de composteurs + collecte à vélo électrique des déchets + acheminement chez un maraîcher = peu de souci aux particuliers et de bons gros légumes locaux à déguster. What else ?

Ambitions : Vous avez remporté le Prix de l’environnement à La Riposte 2019, vous vous y attendiez ?
Alexandra Neyroud : Pas du tout ! Les projets étaient tous très cools. Et l’on comptait quand même trois à quatre projets environnementaux pour un seul prix. Et puis, voilà !

Ambitions : Qui se cache derrière Récup ?
Alexandra Neyroud : En premier, ce qui se cache derrière ce mot…

escapegame

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En haut de gauche à droite : Louise Gasse, Eva Galano, Antoine Del Pino, Tino Roche
En bas : Thimoté Lebrun, Aurélie Dion

Thimoté Lebrun et Théo Noguer reçoivent le prix du concours de la Riposte

Second Prix de l’innovation sociale (2 500 euros)

Escape game

dans les rues de Lyon

 

Texte Nelly Seznec - Photo et vidéo Y. Escape Game
PUBLIÉ LE 22 MAI 2019

Un groupe d’étudiants en urbanisme a imaginé un jeu de piste urbain. En recherchant le savant Y, chaque joueur découvre le cœur de Lyon, ses secrets, ses légendes… Mais doit-on croire les indices ? Faire confiance aux autres joueurs ? Welcome dans le monde de l’intox, des fake news et de la désinformation.

Ambitions : Qu'est-ce que Y.escape game ?
Thimoté Lebrun (co-président) : Y. Escape Game est un jeu à mi-chemin entre l’escape game classique et le jeu de piste urbain. Afin de résoudre le mystère de la disparition d’Y, les joueurs doivent…

Labfilms

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l’équipe LabFilms – toujours autour d’un verre 🍻 – se réunie pour planifier la suite des opérations !

Prix de l’innovation sociale (3 000 euros)

Labfilms

invente le réseau social du cinéma

 

Texte Nelly Seznec - Photo et vidéo Labfilms
PUBLIÉ LE 16 MAI 2019

LabFilms est une plateforme d’entraide et de partage pour développer la création audiovisuelle. Ses deux points forts : un réseau social collaboratif pour être soutenu et un espace de diffusion pour être vu.

Le prix de l’innovation sociale 2019 a été décroché par LabFilms. Les 9 membres de ce projet (Timothée Euvrard, Chris Le Guelf, Morgane, Aline…) ont été surpris de décrocher ce prix vu la qualité des autres projets, dont ils considéraient que les thématiques sociales et environnementales cadraient mieux avec l’ADN du concours. Alors, surprise !

Ambitions : Qu'est-ce que LabFilms?
Timothée Euvrard : C’est plusieurs idées à la fois. La première et la principale est de constituer un réseau social collaboratif, une sorte de « linkedin » de ceux qui font le cinéma. Mais au-delà du réseau de passionnés du 7e art, s’y ajoute un espace de diffusion du travail des membres, courts métrages et films d’animation. A terme, cette diffusion sera éditorialisée c’est-à-dire rangée par thématique, par sélection et si possible un partenariat avec l’industrie du cinéma.

Ambitions : Comment tout cela a commencé ?
Timothée Euvrard : Nous avons fait un crowdfunding : 242 donateurs ont demandé à voir pour 15 000 euros. Grâce à d’autres subventions…

animafac

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Les finalistes

du concours La Riposte

 

Texte Nelly Seznec - Photos Animafac

Animafac, réseau national d’associations étudiantes, organise chaque année un concours qui distingue les projets étudiants les plus novateurs dans les domaines de l’innovation sociale et de l’environnement. Le Top 4.

C’est lors de Quartier Général, le festival des jeunes engagé·e·s en Europe qu'ont été annoncés les 4 projets lauréats de cette sixième édition de La Riposte.

En mars, à Ground Control (dans le 12e arrondissement de Paris), La Riposte a désigné les 4 lauréats du concours éponyme, qui récompense les étudiants, porteurs de projets socialement innovants.

Késaco La Risposte ? La Riposte fait partie d’Animafac, un réseau national d’associations étudiantes qui, en autre chose, a pour rôle de connecter les associations entre elles. Elle s’engage à bâtir des passerelles entre le monde étudiant et le reste de la société, dans un esprit de coopération et de démocratie. Et justement le concours La Riposte distingue les projets étudiants les plus porteurs de sens par un prix (c’est-à-dire une somme en euros) et une aide à leur développement par le biais, notamment, d’un week end d’accompagnement afin de booster les projets finalistes.

Pour cette 6e édition, 71 projets ont été présélectionnés, et 11 se sont retrouvés en finale. Cette journée a été l’occasion d’en récompenser 4…

La REcyclerie

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La REcyclerie

Un bouillon de cultures

 

Texte Nelly Seznec - Photos La REcyclerie et Ambitions
PUBLIÉ LE 30 JANVIER 2019

Ce tiers-lieu, c’est-à-dire un espace à la frontière entre la maison et le travail, conjugue à tous les temps éco-responsabilité, engagement citoyen, entraide, jardinage…

 

LA Recyclerie en chiffres et en clics

Toute reproduction du document, mention obligatoire ©ambitions-lemag.fr

Située le long d’une voie ferrée désaffectée, dans l’ancienne gare d’Ornano, porte de Clignancourt, à Paris, La REcyclerie est un lieu à nul autre pareil. C’est un joyeux mélange d’espaces agencés comme à la maison : au corner on prend son petit-déj sur le pouce ; la salle des pas perdus, c’est notre classique salle à manger ; la consigne est un boudoir revisité ; la mezzanine une sorte de bureau collaboratif ; la terrasse peut faire office de solarium ou d’espace de co-working ; la cantine, c’est le restaurant ; la ferme urbaine, c’est le jardin, l’atelier des René, c’est comme le garage où l’on joue du tournevis quand on s’improvise Jojo la Bricole.
Et comme à la maison, il y a toujours… Lire la suite.

LabBoite

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LabBoite

fabrique du lien

 

Texte Sandrine Edery - Photos Lionel Léger

A Cergy, un fablab propose un espace pour échanger, réfléchir et réaliser ses projets. La journée consacrée aux rencontres des initiatives locales était l’occasion de s’y retrouver.

Bastien Vernier, fabmanager diffuse son enthousiasme dans LabBoîte.

LabBoîte s’est installé dans les locaux d’une ancienne banque, entre le parc et le parvis de la préfecture, à Cergy, ex ville nouvelle du Val d’Oise, présentée, par ses fondateurs comme un territoire propice à l’expression de la créativité et de l’innovation. La ville, qui accueille près de 63 000 habitants, est pourtant un désert en matière de lieux conviviaux pour les jeunes. Et pourtant, il existe LabBoîte, un tiers lieu, un fablab : le bon plan pour se retrouver sans avoir à dépenser.



Les grandes baies vitrées de la façade contrastent avec l’univers béton de la dalle et incitent à entrer dans ce lieu où les salles modulables et les ateliers, répartis sur deux étages sont comme des tiroirs à idées. Etudiants, associations, entrepreneurs, artistes ou simples bidouilleurs viennent partager, échanger, prototyper, concrétiser et réaliser leurs projets… grâce aux machines, outils et documentation mutualisés.
Bastien Vernier gère le lieu avec Marie-Loup (ingénieure agronome) et deux services civique, Dylan et Valentin (designer). Géographie-urbaniste de formation, il écrit un remarquable mémoire (mention très bien) La Ville Nouvelle : un lieu à part entière ? Curieux de connaître les villes et leurs habitants, c’est aussi un voyageur. Durant quelques années, il s’éloigne de son Val d’Oise natal pour découvrir…

Les groues

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Yes We Camp

Les nouveaux explorateurs urbains

 

Texte Sandrine Edery - Photos Yes We Camp

Ce collectif d’architectes, d’urbanistes et d’artistes est né à Marseille, en 2013. Depuis, de nombreux projets sont venus enrichir leur expérience et leur envie de créer des lieux de vie, tremplins des actions collectives. La preuve par l’exemple avec Vive les Groues, à Nanterre.

C’est à l’occasion de l’événement Marseille, capitale européenne de la culture que l’idée leur est venue. Installer un camping urbain et un village artistique accessibles au public venu de toute l’Europe, durant les huit mois de la manifestation. Ainsi, depuis 2013, l’association Yes We Camp, n’a cessé d’investir des lieux pour leur donner vie et visage humain. À Paris, dans le 14e arrondissement, sur le site de l’ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul, les Grands Voisins propose des activités collectives qui accompagnent la transformation du quartier. À Aubervilliers, une friche clôturée est devenue un lieu de promenade pour les riverains. Dans les Cévennes, l'ouverture d'une buvette/épicerie a anime le village de Saint-Martin-de-Boubaux. A Arcueil-Cachan, des manifestations artistiques et culturelles accompagnent les étapes du chantier de la gare RER. La liste est longue et se double de projets urbains expérimentaux tel qu’Habitarium, à Roubaix pour y installer un camping-village sur le toit de La Condition Publique, établissement public de coopération culturelle. Ou encore dans les quartiers nord de Marseille, pour transformer 20 hectares de collines en un…

Ambitions version papier

Ambitions-lemag.fr est un e-magazine de reportages sur des initiatives solidaires et innovantes.
Il est maintenant disponible, 1 fois par an, en version papier

Voir la présentation sur notre chaine YouTube

vrac

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Acheter en vrac

Tendance éco-citoyenne ou solution économique ?

 

Texte équipe Ambitions - Photos Day by day, Naturéo

La vente de produit en vrac va-t-elle réussir à séduire les consommateurs responsables, les personnes soucieuses de maîtriser leur budget et les partisans du bien-manger ? 16 % des Français disent avoir déjà acheté en vrac. Reste 84 % à convaincre pour que ce marché, encore fragile, se développe.

Cette enquête a été réalisée en complément de l’émission de radio Ça commence par nous - Faire ses courses en vrac, diffusée le samedi 10 mars, à 13 heures sur Raje. L’émission est animée par Julien Vidal de Ça Commence par moi

safe water cube

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Safe Water Cube

De l'eau potable pour tous

 

Texte Sandrine Edery - Photos Safe Water Cube

Certaines initiatives ont le don de simplifier des situations qui paraissent insurmontables. Safe Water Cube en est un exemple. Son créateur, Jean-Paul Augereau, fait partie de ceux qui inventent leur vie. Son histoire est de celles qui donnent tout son sens à Ambitions.

Depuis 1995, Jean-Paul Augereau était dirigeant d’une entreprise de sérigraphie, il imprimait, par exemple, les slogans d’une célèbre marque de soda sur nos parasols. Lors d’un voyage professionnel en Egypte, il contracte une septicémie suite à l’ingestion d’une eau souillée, dans un hôtel. S’en suivent des complications de santé et une phase de reconstruction qui l’amène à se dire que cette résurrection est porteuse d’une mission. Celle de se consacrer à rendre l’eau potable et accessible à tous.

Apprivoiser la technique, avant de se jeter à l’eau

La fontaine à eau Safe Water Cube a été pensée et développée pour s’adapter aux régions où l’accès à l’eau potable est devenu l’une des plus grandes problématiques sanitaires. Cela concerne environ plus d’un milliard de personnes. Comment se présente le Cube ?…

cinecyclo

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cinecyclo

Texte Aurélie Hazard - Photos Cinécyclo

L’idée est simple et joyeuse : il s’agit de projeter des films dans les coins les plus reculés de la planète… grâce à un générateur à pédales ! Ainsi, Cinécyclo fait entrer le 7e art, là où il n’y a aucune salle de ciné. Travelling dans les villages du Sénégal.

À l’origine de Cinécyclo, il y a Vincent Hanrion. En 2012, lui vient l’idée d’un cinéma ambulant alors que, jeune diplômé des Arts décoratifs de Strasbourg, il s’envole pour Québec (Canada) afin d’y effectuer un stage professionnalisant de trois mois. Il y restera trois ans. Sur place, il monte un cinéclub et en profite pour regarder beaucoup de films qui nourrissent son « esprit créatif » et tester de nouvelles aventures comme « dormir dehors sous la neige ». Rapidement, il acquiert la certitude qu’une vie classique n’est pas pour lui.

Un vélo dans la tête

Alors, pour étancher cette soif d’aventures, pourquoi ne pas se lancer dans un tour du monde ! Le hic ?…

Diaporama

LA GÉNÉRATION QUI CASSE LES CODES Après de brillantes études, Camille, 24 ans, vient d'ouvrir une boutique-salon de thé "com(m)e en Angleterre" à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines). Ici, pas de cocorico, mais plutôt un style que ne renierait pas la Queen, pas de Paris-Brest mais des shortbread, pas de rouge-lime mais des thés anglais.

Texte et photos Nelly Seznec

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Freegan Pony

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Freegan Pony

Texte Sandrine Edery

C’est la deuxième année que Freegan Pony participe à We Love Green, un festival de musique engagé et écolo qui correspond aux valeurs du restaurant solidaire.

Le festival We Love Green a investi le bois de Vincennes, près de Paris, les 10 et 11 juin. Si vous aimez le vert, c’est the place to be. En dehors d’une scène musicale internationale variée et tendance, mêlant valeurs sûres et groupes émergents, le green 2017 renouvelait l’expérience du Think Tank, sorte de laboratoire d’idées et d’échanges en matières d’innovations environnementales.
Au programme, conférences, projections et tables rondes pour ouvrir le champ des possibles en matière de développement durable. En outre, un workshop d’expérimentations scénographiques a permis à la jeune génération de designers et d’étudiants de proposer, en amont, plus de 100 projets pour imaginer la scénographie de l’événement. Les vingt projets sélectionnés par un jury d’experts de l’art, de la scénographie ou du design, ont été présentés durant le festival.

Ecouter, voir et… déguster

Les lovers du green en ont pris, cette année encore, plein les yeux et les oreilles. Pour autant, il n’était pas question…

Olympiades des métiers

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Olympiades des metiers

Texte Aurélie Hazard - Photos Olympiades

C’est à Bordeaux que se sont déroulées, les finales nationales de la 44e édition des Olympiades des métiers. Véritable vitrine des savoir-faire français et de jeunes talents. Seule condition pour être candidat : avoir la gagne.

Co-organisées par la région Nouvelle-Aquitaine et WorldSkills qui, depuis soixante-cinq ans promeut la formation professionnelle, les finales nationales de la 44e édition des Olympiades des métiers sont très attendues. Pour les candidats en compétition, cet événement constitue une opportunité : démontrer ses talents et ses savoir-faire devant des jurys de professionnels. Pour WorldSkills, engagée dans la reconnaissance et la promotion des formations professionnelles, ce rendez-vous biennal leur permet, comme le souligne Michel Guisembert de…

Viacti

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Viacti

Texte Aurélie Hazard - Photos Lionel Léger

Lutter contre la perte d’autonomie, d’estime et de confiance en soi, en proposant des ateliers d’activité physique adaptée à des personnes en situation de précarité ou de handicap. Telle est l’ambition de Viacti. Focus.

Il y a quasiment sept ans, Michael Mamodhoussen et Stéphane Lusgarten se rencontrent sur les bancs de la faculté Paris-V. Étudiants en Staps (Sciences et techniques des activités physiques et sportives), ils deviennent amis et décident, animés par la même ambition, de construire « un projet qui rendra accessibles et bénéfiques à tous les activités physiques adaptées et santé (Apas) ». Vectrice d’émancipation et de plaisir, cette structure permettra à des personnes « en situation de handicap physique et/ou mental, et en situation de précarité, d’avoir à leur disposition un outil pour maintenir leur autonomie, les rééduquer à l’effort, prévenir les chutes et travailler la confiance et l’estime d’elles-mêmes ». Leur action s’adresse au plus grand nombre possible de jeunes ou de moins jeunes. Leur enjeu n’est autre que de « permettre aux personnes fragilisées de maintenir ou d’acquérir une autonomie par la pratique d’Apas ».

Unis par la passion du mouvement

Le 14 février 2011, Viacti naît. Michael Mamodhoussen et Stéphane Lusgarten sont convaincus que les connaissances et compétences des autres peuvent les aider dans leur mission, ainsi décident-ils d’ouvrir les portes de leur association à d’autres jeunes, soucieux de mettre leurs compétences au service d’une cause solidaire. Alexandre Valensi, diplômé d’une école de commerce et de management de sport, et Initiateur du projet Sport pour toit (qui aide les personnes sans domicilefixe à se réinsérer par le sport) les rejoint en 2014. Margaux et Jean, étudiants en psychomotricité, effectuent actuellement leur dernier stage au sein de l’association. Unis par la même passion du mouvement, il règne…

La Tablée des chefs

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la Tablée des chefs

Texte Esther Tatin - Photos Lionel Léger

L’idée nous vient du Québec : réunir des chefs et des éducateurs, pour apprendre aux jeunes à cuisiner et les sensibiliser à la lutte contre le gaspillage alimentaire. Vincent Brassart, président de la Tablée des chefs en France,lauréat de La France s’engage depuis 2015, nous livre sa recette.

Ambitions : Lutter contre le gaspillage alimentaire et éduquer la jeune génération, est-ce la bonne définition de la Tablée des chefs ?
Vincent Brassart  : En effet. La Tablée des chefs a ces deux missions, nourrir et éduquer. Nourrir grâce à plusieurs actions, dont l’une que l’on peut appeler « courtage alimentaire ». Elle est axée sur la lutte contre le gaspillage auprès des traiteurs et des restaurateurs et concerne les produits finis, semi-finis, bruts ou issus de la grande distribution. À la Tablée des chefs, nous ne proposons pas de logistique, nous sommes juste des facilitateurs. Nous référençons et ciblons les associations susceptibles d’être distributrices et nous mettons en contact deux mondes que tout oppose. D’un côté, un monde hyper actif et réactif : les traiteurs qui sont capable d’organiser un dîner pour 1 000 personnes à J –1 jour. Et, de l’autre côté, le monde associatif qui fait une ou deux distributions par semaine, grâce à des bénévoles. L’idée de la Tablée est de faire en sorte qu’ils se rencontrent.
Pour cela, nous mettons en place une convention entre le donateur et le distributeur. La Tablée fournit des conditionnements et des étiquettes et, c’est surtout, l’unique interlocuteur des chefs, ce qui rassure ces derniers en terme d’organisation.
Dans un registre assez proche, nous menons une autre action : le team building solidaire. La Tablée des chefs invite des collaborateurs de sociétés dans des cuisines de traiteurs ou d’hôtels. Ces derniers demandent à leurs fournisseurs de leur donner des produits déclassés, c’est-à-dire consommables mais pas vendables.
Ainsi, réuni dans les cuisines de pros, tout ce petit monde prépare les plats dans une ambiance sympa.Il s’agira ensuite de les distribuer à des associations d’aide alimentaire, type Croix-Rouge ou Restos du Cœur. Ainsi, chacun à un rôle : la Tablée fournit le lieu, les tabliers et les barquettes ; les sociétés sont fières de montrer leur engagement ; les traiteurs et cuisiniers sont contents de faire découvrir leur métier. En échange, nous demandons un don aux participants. C’est un moyen élégant de lever des fonds et de développer des partenariats. Notre but étant, quand même, de faire vivre l’association avec des fonds privés.

Ambitions : Quelles sociétés démarchez-vous pour ce genre d’animation et comment cela est-il proposé en interne ?
Vincent Brassart : Tout type de société, banque y compris. Les Ressources humaines (RH) de nombreuses sociétés sont à la recherche de petites actions, pour consolider les équipes. Nous ne proposons pas des cours de haute gastronomie, mais plutôt des plats « goûtus ». La participation est d’environ…

Le verre politique

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présidentielles 2017

le verre politique

Texte Nelly Seznec - Vidéos Nina Guérineau de Lamérie

Nina, jeune journaliste, parcourt la France, depuis le 13 novembre et jusqu'au 7 mai, pour recueillir les souhaits et les rêves des 18-30 ans à la veille de l'élection présidentielle de mai 2017. Pour ce faire, chaque semaine,...

Uniterres

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Uniterres

Texte Sandrine Edery - Photos Lionel Léger

Lutter contre le gaspillage alimentaire grâce à des commandes anticipées auprès d’agriculteurs fragilisés et fournir des épiceries solidaires en légumes frais, tels sont les objectifs de Véronique Blanchot, responsable du programme Andes Uniterres. Interview.

Ambitions : Qu’est-ce qu’Uniterres ?
Véronique Blanchot : Uniterres est un programme d’Andes (Association nationale du développement des épiceries solidaires), principal réseau d’aide alimentaire français qui, depuis dix ans, soutient le développement des épiceries solidaires. Ce programme vise à rapprocher l’aide alimentaire des petits producteurs locaux et à mettre en place des actions participatives autour de la consommation de fruits et légumes frais.

Ambitions : Vous êtes à l’origine
du dispositif solidaire Uniterres, pourriez-vous nous dire quand et comment l’idée est née ?
V. Blanchot : Le programme fonctionne depuis 2012. Mais l’idée m’est venue en 2009 suite à une double problématique que je rencontrais à Andes. D’une part, l’augmentation des agriculteurs en difficulté qui étaient orientés vers l’aide alimentaire par la MSA (Mutualité sociale agricole). D’autre part, l’absence de fruits et de légumes frais et de qualité dans ce même réseau. De ces deux faiblesses, il fallait créer une force. C’est en sortant d’une réunion avec la MSA que je me suis dit qu’il faudrait créer une AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) de l’aide alimentaire.
Moins de 1 % des bénéficiaires ne mangeaient pas…

Les chefs antigaspi

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Les chefs antigaspi

Texte Nelly Seznec - Photos Lionel Léger

Dimanche 16 octobre, sur le parvis de l’hôtel de ville de Paris, se tenait un brunch anti-gaspi à l’initiative de la Mairie. L’occasion pour les Parisiens de se régaler des 1500 repas préparés à partir des invendus de Rungis. Et pour les chefs d’initier le public à une cuisine zéro gâchis...

Auparager

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Auparager

Texte Nelly Seznec - Photos Lionel Léger

Lise, Charles, Maxime et Alexandre, quatre étudiants en hôtellerie-restauration à l’école Ferrandi, cuisinent avec des invendus alimentaires, invitent des personnes démunies à déguster un repas gastronomique, apprennent à des étudiants à tout cuisiner sans rien gâcher. Nous les avons suivis à travers leur croisade culinaire.

Automne 2015. Direction Rungis, le plus grand marché au monde de produits frais est une manne pour ceux qui veulent récupérer, gratuitement, les invendus du jour. Pas la peine d’y être aux aurores, il suffit d’arriver aux alentours de 11 heures, autant dire la fin de journée en langage « rungisien ». Car, plus tôt dans la nuit, les grossistes font du business, ce n’est pas l’heure des bonnes actions.
En revanche, lorsque les jeunes de l’association Auparager déboulent, les marchands leur offrent des caisses de légumes (il suffit qu’un seul légume du lot soit taché), ou une palette entière si un client s’est désisté. Un don exceptionnel de produits frais. Et, côté qualité des produits, Auparager s’y connaît ; côté récup’, ils se donnent à fond. Et ça marche.

DEBUT DE L'HISTOIRE

Juin 2015. Lisbonne. Sur la grande scène du Palais des congrès, sept étudiants de Ferrandi défendent leur projet dans une mise en scène inspirée de l’univers de Star Wars. Des sabres laser maniés par des Stormtroopers essaient de fendre, de part en part, tomates ou concombres. Mais si ces légumes sont conformes aux attentes de nos guerriers...