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Le Koala Café se trouve à Courdimanche (Val d’Oise) dans un ancien corps de ferme.

Le Koala cafe

Des idées pour créer un espace de coworking

 

Texte Sandrine Edery – Photos Lionel Léger
PUBLIÉ LE 15 JUILLET 2019

Wendy Lenglet est la cheffe de tribu des koalas coworkeurs, tous abonnés au tiers lieu fraîchement ouvert le Val d’Oise : Le Koala café. Elle nous livre son expérience.

Ambitions : Quelle est la spécificité du Koala café ?
W. Lenglet : Il s’agit d’un espace de coworking associatif, à fort impact social, qui accueille un public varié : travailleurs nomades, demandeurs d’emploi et habitants du quartier.

Ambitions : Qu’est-ce qu’un espace de coworking ?
W. Lenglet : C’est un espace commun qui permet de pratiquer une activité professionnelle en dehors de chez soi tout en intégrant une communauté d’entraide. C’est aussi un lieu d’échanges pour élaborer un projet et pour discuter autour d’un café.

L’espace cuisine incite à prendre thé, café, encas sucré. Des douceurs incluses dans chaque offre.

Ambitions : Pourquoi y-a-t-il autant d’engouement pour ces tiers lieux ?
W. Lenglet : Le concept existe depuis dix ans, mais rencontre un véritable succès depuis deux ans. Tous ces espaces sont complémentaires et correspondent à une nouvelle vision du travail. Aujourd’hui, on est prêt à baisser son salaire si on gagne en qualité de vie.

Ambitions : A quel moment l’idée a-t-elle commencé à germer ?
W. Lenglet : J’ai obtenu un master de management de projets événementiels en menant ces études en alternance à la Fondation INFA, de Nogent-sur-Marne. Ce qui signifie que je cumulais études et travail. Le diplôme en poche, je n’ai pas trouvé d’emploi. La période où l’on se sent en vacances est très courte, et même si l’on se dit qu’on fait un break, ce n’est pas vrai. Au contraire, on entre dans un engrenage infernal, on est décalé avec notre entourage. Alors on fait des recherches d’emploi depuis chez soi et, évidemment, ça n’aboutit à rien.

Wendy Lenglet, fondatrice d’un espace dédié aux projets inspirantes.

Ambitions : Les échecs pour s’insérer sur le marché de l’emploi ont-t-ils été déterminant pour lancer votre projet ?
W. Lenglet : Durant mes études, j’ai eu quelques sessions sur le thème de la recherche d’emploi, des entraînements et des préparations à des entretiens surtout parce que je cherchais une alternance. Mais là n’est pas la question. A contrario de mes expériences professionnelles durant mon alternance, je voulais décrocher un poste dans une collectivité territoriale. L’évènementiel dans le privé ne me plaisait pas. J’avais une quête de sens dans mon travail. Après cinq mois de recherche, j’ai signé un contrat à durée déterminée, d’un an, à la mairie de l’Isle-Adam (Val-d’Oise). C’était exactement ce que je cherchais, je gérais une quinzaine d’évènements. J’avais un statut de contractuelle de la fonction publique. C’était précaire mais j’aimais cette sensation de liberté.
A la suite de ce contrat et après plusieurs mois de recherches, j’ai décroché un entretien à la ville d’Argenteuil mais en sortant de la réunion, je me suis dit : « J’ai un projet qui me tient à cœur, il faut que je me lance. »…